ENGAGÉ·ES

Rencontre avec Amédée Banakissa de l’association Intervalle 92

 

Intervalle 92 Amédée Banakissa
© Maxime Bessières


 

Créée en 1993, l’association Intervalle 92 fait le lien entre des personnes en recherche d’emploi et des entreprises. Basée dans la Cité Rouge à Gennevilliers, l’association travaille dans les villes d’Asnières, de Clichy, de Villeneuve-la-Garenne et de Gennevilliers.

Pouvez-vous nous présenter la mission d’Intervalle 92 et votre rôle en tant que chargée d’insertion professionnelle et de mise à disposition ?

Notre association offre un accompagnement socioprofessionnel à des personnes qui peinent à accéder à un emploi stable et durable. On repère avec elles les freins à l’embauche, qui sont souvent liés à des problématiques sociales et nous travaillons sur les lacunes que nous avons identifiées. Nous leur proposons des missions dans le BTP, les espaces verts, les services à la personne, l’entretien, la restauration ou encore à des postes administratifs.

Mon rôle consiste à faire le lien entre les entreprises et les personnes désireuses de travailler : c’est ce que l’on appelle la mise à disposition. Une partie de mon travail relève de la logistique, comme la gestion des plannings et de l’administration, puisque c’est avec nous que le travailleur ou la travailleuse signe son contrat. J’apporte également un accompagnement socioprofessionnel aux demandeurs et aux demandeuses d’emploi : on les aide à devenir employables sur le long terme.

Qu’est-ce qui fonde l’engagement d’Intervalle 92 ?

Quand les personnes qui souhaitent se réinsérer professionnellement viennent chez Intervalle 92, on leur apporte notre écoute et un accompagnement personnalisé pour qu’elles puissent reprendre confiance en elles et en leurs capacités à travailler.

Le public que nous accompagnons rencontre des difficultés sociales. Notre rôle est de soutenir les personnes désireuses de travailler, quelle que soit leur situation : des chômeurs et chômeuses de longue durée, des individus qui ne parlent pas le français ou qui ont été déscolarisés très jeunes, des femmes victimes de violences, des personnes sans domicile fixe ou encore qui sortent du système carcéral. Ma mission : faire en sorte que chacun et chacune puisse acquérir une expérience lui permettant de trouver un emploi durable.

Nous mettons également en place des initiatives dans le quartier. Par exemple, l’année dernière, nous avons organisé des chantiers intergénérationnels dans la Cité Rouge, en partenariat avec 3F. Jeunes et moins jeunes étaient invité·es à travailler ensemble pour embellir leur lieu d’habitation. Je me rends souvent sur les chantiers 3F et je remarque que cette formule est très impactante : toutes ces personnes sont fières de travailler ensemble pour améliorer leur quartier.

Quels sont les objectifs d’Intervalle 92 pour les prochaines années ?

Nous souhaitons continuer à faire de l’économie sociale et solidaire, c’est-à-dire de l’insertion professionnelle. C’est un travail qui demande de l’énergie, de la persévérance et de la patience, mais qui offre beaucoup de satisfaction.

Nous avons recueilli des témoignages positifs aussi bien des gardiens et gardiennes que des participant·es concernant nos chantiers intergénérationnels avec 3F, et nous espérons pouvoir mettre en place d’autres chantiers de ce type dès 2020.

 

 

 

 

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