ET CONCRÈTEMENT

Dans cette cité de L’Haÿ-les-Roses, les papas jouent pour créer du lien

 

L'Haÿ-les-Roses papas association Aspir

Comme beaucoup d’associations de quartier, l’association Aspir organise régulièrement des moments de jeux. Mais cette structure du Val-de-Marne a une particularité : elle implique les papas dans ses actions. Une démarche qui surprend parfois mais qui fait ses preuves sur le terrain.

Soutenue par le bailleur social 3F, l’association Aspir (Actions de solidarité pour l’insertion en réseau) développe depuis deux ans des après-midis de jeux dans le quartier Jardin Parisien de la commune de L’Haÿ-les-Roses. L’objectif de ces évènements ? Renforcer les liens entre les familles et les fédérer avec une coloration écologique puisque l’association doit se fournir uniquement avec des objets réutilisables.

Impliquer les papas dans la vie de famille et de quartier

« L’année dernière il y a avait beaucoup de monde et beaucoup de parents. Les gens sont venus grâce au bouche à oreille », confie Leïla, une habitante du quartier qui ne voulait pas rater la nouvelle édition. De son côté, Élisabeth Oïffer, la responsable de l’association Aspir, compte les papas inscrits. Mais vont-ils venir, comme ils l’ont promis ? Si Elisabeth s’en inquiète, c’est parce qu’elle se démène pour les faire participer à ce type d’évènements. La pilote de l’association Aspir est aussi la présidente régionale de Radya (Réseau des Acteurs de la Dynamique ASL). À ce titre, elle propose aux volontaires des ateliers sociaux-linguistiques à destination des primo-arrivants adultes. Ils permettent de créer des liens entre les bénéficiaires, parfois de belles amitiés mais surtout d’impliquer davantage les papas dans la vie de famille et de quartier. Une nécessité selon Élisabeth Oïffer.

A lire : le portrait d’Elisabeth Oïffer, celle qui ne lâche jamais

Jouer ensemble…

Les papas ont répondu présents ! Ils prennent peu à peu connaissance des équipes constituées pour l’occasion afin de se rapprocher de leur coéquipier ou coéquipière. Rassurée, Élisabeth peut enfin donner les instructions pour que les jeux démarrent dans les meilleures conditions possibles. Cela sous le regard des voisins et voisines qui, interpellé·es par les rires des enfants, ouvrent leurs fenêtres, avec l’envie d’en savoir plus sur ce qui se trame en bas de leur tour.

Non pas qu’il faille expliquer les règles des jeux proposés (on parle ici de seau à remplir d’eau à l’aide de gobelets percés, de ballons à attraper les yeux bandés et guidé par un participant), mais bien de répondre aux sollicitations ponctuelles de près de 70 personnes venues pour s’amuser. Élisabeth veille au grain et alpague quand elle le peut quelques papas qui auraient eu la mauvaise idée de ne pas s’inscrire et de passer par ici ! « Dis-moi, pourquoi tu ne viens pas jouer avec nous », tance gentiment Élisabeth à un papa du quartier.

… pour vivre ensemble !

« C’est vraiment pour aider au vivre ensemble et pour que les enfants puissent s’épanouir, ça me plaît », explique Ali qui vit dans le quartier depuis 2016 et qui ne rate aucune édition. « Je fais partie des organisateurs. Ces évènements créent des liens, ça permet de se faire des copains et avoir des contacts et puis ça se passe très bien avec Élisabeth, elle a un grand rôle à jouer », lance de son côté Mamadou, venu spécialement de Villejuif pour partager ce moment avec ses enfants et pour sympathiser avec d’autres papas.

Les enfants vont, viennent et racontent, souvent trempés de la tête aux pieds, leurs exploits et/ou défaites à leurs mamans. Ces supportrices d’un jour préfèrent discuter entre elles tout en veillant sur leurs plus jeunes. « Vous voyez cet après-midi, il y a des enfants, des parents et des jeunes qui jouent ensemble, et ça c’est rare », confie Élisabeth qui continue de s’assurer qu’il ne manque rien à ce moment placé sous le signe du rire et du partage.

 

 

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